Nous vivons dans un monde enchaîné qui ne tourne pas rond.
Et un beau jour nos seuls et uniques points d'attache s'en vont.
Je me souviens encore de l'âge d'innocence et de naïveté.
Mais maintenant que j'ai compris certaines choses, je suis déroutée.
Un peu trop pessimiste ma petite, me direz-vous.
Mais avez vous regardé nos rues un peu partout ?
On ne peut pas faire un pas sans voir un bourgeois.
Qui se dandine devant d'autres avec sa Rolex au bras droit.
On agit à notre échelle en se disant qu'avec le temps ça changera.
Malheureusement, tout le temps qu'il faudrait, on ne l'a pas.
Alors on s'accroche à ce qu'on peut, à qui on veut, à qui on tient.
Sans connaître le jour où ils partirons trop loin dans ce train.
Certaines dépendances physiques ou morales sont indestructibles.
Et la sensation de manque, c'est pas bon pour les âmes sensibles.
On se contente de savoir que ceux à qui on tient vont bien.
Et ce petit sourire en coin sur nos visages revient.
Nous vivons dans un monde enfermé qui va de travers.
Et un beau jour le manque d'eux fait de nos vies un enfer.
Texte : Coup'd'blues/ Juju.
Photo : J-P Ksiazek.
J'ai peur de la mort,
mais je suis d'autant plus
effrayée par la vie sans Lui,
Elles et Eux.